LE RETOURNEMENT D’ENTREPRISE
EN 100 QUESTIONS

Comment préparer un plan de retournement

Le dirigeant le sait. Son entreprise ne vit pas sur un îlot isolé du monde extérieur. Alors qu’il fait face à des difficultés, soit ses concurrents sont dans une même problématique, soit ils avancent.
Le temps presse. La priorité est donc de réfléchir objectivement à la situation, de prendre du recul. L’urgence ne doit pas faire oublier que toute réponse, pour être crédible, doit tenir compte du court terme et s’accompagner d’une vision à plus long terme.
Il faudra donc gérer l’immédiat et prendre le temps de la mise en perspective. C’est tout l’enjeu d’un traitement réussi des difficultés, et de la réflexion qui va permettre de monter un plan durable de redressement adapté.
Confronté aux difficultés, le chef d’entreprise va rentrer dans une période suspecte où les décisions qu’il peut prendre seront susceptibles de se retourner à l’avenir contre lui. Certains actes pourront lui être reprochés devant les tribunaux avec des conséquences lourdes. C’est le moment de s’entourer de spécialistes. C’est aussi une période difficile où il va falloir trancher et prendre des décisions.

Les plans de retournement reposent trop souvent sur une simple réduction des charges. Cette approche est nécessaire, mais insuffisante pour assurer un avenir sur le moyen terme.
Le diagnostic peut amener à identifier des voies de croissance du chiffre d’affaires grâce au marketing, à l’innovation, à la conquête de nouveaux marchés, à la condition de ne pas sacrifier ses marges tout en restant concurrentiel.

Dans un premier temps, l’entreprise doit améliorer sa trésorerie et mettre en place des indicateurs pour en suivre l’état et ses évolutions. Elle peut jouer sur certains outils pour récupérer et sécuriser l’argent qu’on lui doit (escompte, affacturage, Dailly, assurance-crédit…) ou envisager des négociations avec ses fournisseurs.

La situation va peut être exiger des mesures difficiles. Avant d’envisager de réduire ses effectifs, il existe des solutions alternatives (recours au chômage partiel, accord de flexi-sécurité ou de compétitivité emploi). L’essentiel alors est de ne pas hypothéquer le futur et un retour à une meilleure fortune.

Une fois qu’il se sait entouré d’une équipe de spécialistes, ce sera les premiers temps du retournement. Aucun sujet ne sera tabou et tout sera examiné. C’est un énorme chantier qui va recouvrir tous les domaines, avec pour premier objectif d’assainir la situation financière, d’améliorer la trésorerie, de trouver du cash par tous les moyens : rééchelonnement des dettes, négociation de nouveaux financements, cession d’actifs ou même augmentations de capital.

Un plan de retournement doit être chiffré, et cadencé dans le temps. Son suivi est donc un acte aussi important que sa rédaction. Il faudra donc prévoir les outils pour permettre son contrôle. C’est à la fois un gage de sérieux du chef d’entreprise, et une assurance d’augmenter les probabilités de succès de ce redressement et de ne pas rompre la confiance avec ses partenaires (banquiers, clients, fournisseurs).

Question 18 : Après le diagnostic, comment réaliser une revue stratégique (positionnement, situation des concurrents, perspectives du secteur, etc.) ?

Question 19 : Comment se présente un plan de retournement ?

Question 20 : Comment trouver de l’argent pour faire face à l’urgence et au moyen terme ?

Question 21 : Comment augmenter les revenus de l’entreprise ?

Question 22 : Comment revoir le niveau de ses charges ?

Question 23 : Comment maîtriser son effectif en période de difficulté ?

Question 24 : Quels outils de pilotage mettre en place pour ne pas déraper demain ?

Question 25 : Qu’est-ce que la période suspecte ?