LE RETOURNEMENT D’ENTREPRISE
EN 100 QUESTIONS

Du diagnostic aux premières mesures

Vous pensez avoir tous les outils pour gérer votre entreprise, c’est bien mais ce n’est pas suffisant. Vous êtes-vous posé la question de savoir si vous disposiez de tous les indicateurs et tableaux de bord nécessaires, ou s’ils sont pertinents ? Une réflexion à avoir avant la tempête et ses conséquences. 

Quand les entreprises sont face au tribunal ou quand elles sollicitent l’assistance des pouvoirs publics, il n’est pas rare que de grands groupes ne disposent ni d’un diagnostic ni d’un budget prévisionnel !
Avant les difficultés, ou quand elles interviennent, le dirigeant devrait avoir les moyens d’analyser la réalité de la situation de son entreprise ? Des signes avant coureurs doivent l’alerter. Les banques lui ont-elles demandé des garanties, ou, pire, ses traites ont-elles été rejetées et des chèques présentés par un fournisseur n’ont pas été honorés ? 

Avant toute action de redressement, il convient de faire un état des lieux dont celui relatif aux privilèges, nantissements, gages ou garanties. Dans le domaine du social et du fiscal, les inscriptions de privilèges sont les conséquences d’incidents de paiements rencontrés précédemment par l’entreprise. La négociation avec un créancier sera très différente selon qu’il dispose ou non de garanties solides. 
Il existe des leviers pour améliorer sa trésorerie, trouver de l’argent face à l’urgence ou à moyen terme, diminuer ses charges, mais, là encore, rien ne peut s’envisager sans un diagnostic sérieux confié à des professionnels, et la mise en place d’indicateurs et d’outils de pilotage. 

Un diagnostic n’est pas une dépense, c’est un investissement qui va pouvoir contribuer à dépasser les difficultés et assurer ainsi la pérennité de l’entreprise. C’est donc l’heure de remettre les choses en ordre 
Dans ce contexte, le dirigeant ne peut agir seul et a besoin du conseil de tiers, professionnels extérieurs à l’entreprise, dont, a minima, un homme du chiffre. Le recours à un tiers est fondamental car ce dernier va observer la situation avec recul, apporter sa propre crédibilité et son expertise.

Avant toute chose il faut rétablir la confiance avec tous ses partenaires (clients, banquiers, fournisseurs, salariés….). 
Une trilogie s’impose :
  - Procéder à un diagnostic, élément clé qui va contribuer à rétablir la confiance ; 
  - Rétablir un consensus sur les mesures à adopter et dont dépendra aussi le rétablissement de la confiance.
  - Procéder à un plan de retournement qui comportera de multiples mesures et outils de pilotage qui devront être mis en place.

Question 12 : Comment gérer le temps des difficultés ? Comment négocier avec ses créanciers pour qu’ils accordent le temps nécessaire à l’élaboration du diagnostic puis à la mise en place du plan de retournement ?

Question 13 : Faut-il donner de nouvelles garanties, et quand ?

Question 14 : Garanties, privilèges, nantissements, gages… qu’est-ce qu’il faut savoir ?

Question 15 : De quels indicateurs doit disposer l’entreprise ?

Question 16 : Le diagnostic : un investissement ou une dépense ? Avec qui le réaliser ? Quel type de diagnostic ? 

Question 17 : Après le diagnostic, comment rétablir la confiance ?