LE RETOURNEMENT D’ENTREPRISE
EN 100 QUESTIONS

L'alerte

Chaque année, de nombreuses entreprises sont confrontées à des difficultés.

Les chiffres le démontrent :

  • en 2013, 63 101 ont déposé leur bilan, soit 3 % de plus qu’en 2012 et presqu’autant qu’après la crise financière de 2007.
  • Les 61 500 défaillances (redressements et liquidations judicaires) ont pour cause un faible taux de marge, voire des pertes, entraînant un manque de fonds propres ; des difficultés qui impactent autant les PME que les grandes entreprises.

Gérer les difficultés est le lot quotidien d’un chef d’entreprise. Seule différence entre un groupe et une PME, le dirigeant d’une petite entreprise est souvent très seul.

Un certain nombre de ces difficultés relèvent de l’accident (défaillance d’un fournisseur ou défaut d’un gros client), d’autres s’imposent sans que la responsabilité ne puisse incomber au dirigeant (hausse des matières premières, baisse de la consommation liée à la conjoncture, arrivée d’une nouveau concurrent, etc.) Une difficulté peut être facilement maîtrisée, mais un enchainement de problèmes risque souvent d’entraîner l’entreprise dans un cycle qui peut conduire à la cessation des paiements et au dépôt de bilan.

Il y a aussi toutes ces difficultés qui sont le résultat d’erreurs de gestion ou de mauvais choix stratégiques (investissements insuffisants, réduction des budgets de Recherche et Développement, etc.)

Au-delà de ces situations, les questions à se poser peuvent paraître de bon sens, mais elles sont souvent occultées par le chef d’entreprise :
  - Pourquoi mon entreprise ne peut plus faire face à ses échéances ?
  - Est-ce que je dépense plus pour produire que je ne gagne ?
  - Suis-je trop endetté ?
  - Est-ce que je maîtrise bien ma trésorerie, mon Besoin en fond de roulement (BFR) ?

Certaines de ces difficultés doivent être interprétées comme des alertes.

Alors, sauf déni des réalités, des solutions peuvent être envisagées, sans passer par un cadre judiciaire. Il existe des moyens de redresser la barre, d’où l’importance des outils de suivi et des prévisionnels qui peuvent aider à un diagnostic permanent et à s’attaquer aux difficultés au plus tôt, avant qu’elles ne prennent trop d’importance.

Question 1 : Quelles difficultés peuvent impacter l’activité d’une entreprise ? Sont-elles internes ou externes (liées à la conjoncture, à la défaillance de certains de ses partenaires) ? Quels sont les risques pour le devenir de l’entreprise ?

Question 2 : Les difficultés rencontrées sont-elles liées à un accident ou plus profondes ?

Question 3 : Qu’est-ce que le Besoin en Fonds de Roulement ? Comment gérer mon BFR ?

Question 4 : Pourquoi le BFR est un indicateur de la bonne santé d’une entreprise ? Pourquoi le chef d’entreprise a les yeux fixés sur le chiffre d’affaires et non sur le BFR ?

Question 5 : Pourquoi l’entreprise ne peut plus faire face à ses échéances ?

Question 6 : Pourquoi une entreprise ne gagne-t-elle pas assez d’argent ?

Question 7 : L’entreprise est-elle dans le cycle infernal où elle dépense pour produire et vend sans connaître ses marges ?

Question 8 : L’entreprise est-elle trop endettée ?

Question 9 : L’entreprise dispose-t-elle d’indicateurs et des moyens d’analyser sa situation ? Qui la conseille ?

Question 10 : Quels indicateurs et ratios liés à l’endettement ? Quels risques représentent les covenants ?

Question 11 : Quel risque engendre le "déni de réalité" ?