PORTRAITS DE MÉTIERS /
Banquier spécialisé

En période de difficulté, l’entreprise se transforme en client risqué pour une banque traditionnelle :
- elle représente un risque commercial,
- mais également un risque réglementaire au regard notamment de Bâle III (ratios de solvabilité et de liquidité)
N’étant plus soutenue par sa banque, l’entreprise a alors besoin de faire appel à une banque spécialisée, ou « judiciaire », qui jouera le rôle de « SAMU » et fera le relais pendant la période critique.

La banque spécialisée peut accepter comme client toute entreprise en difficulté à condition qu’elle soit en procédure (mandat ad hoc, conciliation, redressement judiciaire, sauvegarde, plan de continuation ou de sauvegarde).
Elle remplace alors son établissement bancaire habituel pour gérer les opérations courantes, mais est en outre « outillée » pour intégrer les contraintes liées à la procédure en cours : vérification des signatures, relevés de compte en double (pour l’entreprise, et pour l’administrateur judiciaire), etc.
Faire appel à une banque spécialisée permet également à l’entreprise de gagner du temps. En effet, à partir du moment où une banque spécialisée intervient, tous les flux financiers passent par elle et sont contrôlés dans le cadre de la procédure : cet appel d’air permet de sauvegarder l’activité, et donne le temps de renégocier les emprunts sans que l’entreprise soit fragilisée dans son exploitation.

La banque spécialisée (ou le service spécialisé d’une banque traditionnelle) est d’une taille adaptée à la souplesse et la rapidité de décision, et son organisation et ses règlements internes aux situations d’urgence. Ses services sont différents de ceux d’une banque traditionnelle, du fait des prestations et des contrôles supplémentaires : renforcement de la sécurité des flux et des opérations, vérification humaine des signatures, etc.

Certains de ces professionnels peuvent être trouvés via le site de l’ARE : www.are.fr